Le dispositif PARADEP

Dispositif physique anti-déprédation pour la pêche palangrière pélagique

L’objectif du projet PARADEP est de développer un dispositif physique de lutte contre la déprédation.

Pour les grands poissons pélagiques capturés sur la palangre, ils doivent être protégés des prédateurs dès lors qu’ils auront mordu à l’hameçon, et jusqu’à leur mise à bord.

Fonctionnement du dispositif

PARADEP est en cours de développement.

Il sera composé d’un système de déclenchement automatique et d’un système de protection physique qui viendra adhérer au poisson pour rendre sa déprédation difficile en créant une barrière entre lui et le prédateur.

Un système innovant à triple protection

PARADEP sera un dispositif anti-déprédation innovant muni de trois effets de protection :

  • une protection physique (barrière physique entre le poisson et le prédateur)
  • une protection visuelle (dissimulation visuelle du poisson)
  • une protection acoustique passive (modification de la signature acoustique du poisson)

L’innovation technologique

Système passif et non invasif

Pas de blessures physiques ou acoustiques pour les prédateurs

Moins d’interactions négatives entre les mammifères marins et les engins de pêche

Matériaux biosourcés

L’évolution du projet

PHASE 1 >
ARAIGNÉES & MANCHES

Les réflexions initiales qui ont été menées sur la conception d’un dispositif physique de protection des captures ont conduit aux tests de deux systèmes anti-déprédation : l’araignée et la manche. Ces essais, les premiers à avoir été menés en pleine mer pour ce type de dispositif, ont eu lieu à bord d’un palangrier commercial seychellois, dans la ZEE des Seychelles, en 2007 et 2008. Malgré des résultats mitigés, ils ont permis d'appréhender les attentes des pêcheurs et les difficultés liées au déploiement de ce type de dispositif à bord d’un palangrier professionnel. Ils ont aussi permis d’ouvrir d’autres pistes de réflexion sur le développement de nouveaux systèmes physiques anti-déprédation.

Rabearisoa et al, 2012

PHASE 2 >
EFFAROUCHEURS

La poursuite de ces réflexions a mené aux tests d’un troisième dispositif physique anti-déprédation : DEPRED. On a rajouté à ce système un effet « effaroucheur », en addition à l’effet de protection physique déjà développé dans les manches et les araignées. Les effaroucheurs  ont été testés dans la baie de Saint-Paul (La Réunion) en interaction entre des dauphins sédentaires (stenelles long bec et grands dauphins) et des appâts protégés par le système. Les premiers résultats des tests ont été encourageants, mais les dauphins ont montré des signes d’habituation lors des derniers essais. Néanmoins, nous avons jugé utile de poursuivre notre réflexion sur le développement de ce type de dispositif.

Rabearisoa et al, 2015

PHASE 3 >
BREVET

Au terme de ces différents essais, un brevet a été déposé. Il décrit un dispositif conçu pour protéger un poisson capturé sur un hameçon. Ce dispositif combine trois niveaux de protection : des éléments de protection qui se déploient au-dessus du poisson pour éloigner les prédateurs, des éléments de protection qui entourent le poisson pour en réduire l’accessibilité et le masquer visuellement, et des cibles de réflexion acoustique pour masquer le poisson vis-à-vis d’un repérage acoustique par écholocation. L’ensemble est rangé dans un étui, qui, en position de repos, se trouve à distance de l’hameçon, et en action, s’ouvre pour libérer le dispositif. Enfin, le système inclut un dispositif de déclenchement automatique.

Bach et al, 2013

PHASE 4 >
PARADEP

Ces travaux ont mené au lancement du projet PARADEP, qui vise à développer industriellement un dispositif physique anti-déprédation, dont le concept s’inspirera des systèmes précédemment testés. Au cours du projet, différentes phases de tests auront lieu (tests en bassin peu profond pour étudier le déploiement du dispositif dans l’eau, tests en interaction avec des petits delphinidés dans la baie de Saint-Paul (La Réunion), tests à grande échelle à bord de palangriers pélagiques professionnels au cours de marées commerciales), jusqu’à la production d’une version finale qui pourra être industrialisée. Ce projet pourrait également donner lieu à un dépôt de brevet si l’innovation conçue s’y prête.

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